ERRATA : Effets des Radiations au Niveau Atmosphérique et Terrestre

 

Depuis les années 1960, l’étude des radiations cosmiques et la maîtrise de leurs effets sur les matériaux et les systèmes électroniques sont devenues des enjeux déterminants pour l’industrie de la microélectronique et ses applications. En effet, ces particules énergétiques qui nous bombardent chaque jour peuvent singulièrement détériorer les composants électroniques en les détruisant ou en corrompant leurs données.


La prise en compte des effets du rayonnement ionisant sur l’électronique ne concernait initialement, que les applications en rapport avec le nucléaire civil ou militaire ; l’intérêt s’est par la suite déplacé, dans les années 1980, vers les applications spatiales qui sont confrontées à des niveaux de contrainte généralement inférieurs.


Dans la dernière décennie et plus récemment encore, cette problématique est devenue une préoccupation majeure dans le monde de la microélectronique car elle impacte directement la fiabilité au niveau du sol des technologies microélectronique de dimensions nanométriques, présentes dans toutes les applications « grand public » et les produits de masse, du téléphone portable au systèmes électroniques embarqués, les communications (réseaux, serveurs) et le médical.


En effet, le rayonnement alpha issu des contaminations naturelles d’une part, les neutrons et protons atmosphériques issus du rayonnement cosmique, d’autre part, sont en mesure d’altérer le fonctionnement des composants nanoélectroniques et des composants de puissance. La France est particulièrement bien armée pour l’aborder dans la mesure où elle possède des communautés historiques fortes et reconnues dans les domaines de la microélectronique sous rayonnement, que ce soit au niveau du nucléaire civil ou militaire, du spatial ou encore de l’avionique. De plus, le paysage académique national compte des communautés solides en physique des particules, physique des dispositifs à l’état solide et électronique.